FIFA

L’étau se resserre autour de Michel Platini, placé en garde à vue

L’ancien président de l’UEFA est interrogé par la justice française dans le cadre de l’enquête sur les conditions d’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar

L’actualité footballistique classique de la mi-juin – transferts, reprise des entraînements, Coupe du monde féminine – a été éclipsée mardi lorsque Mediapart puis Le Monde ont révélé que Michel Platini, convoqué dans les locaux de l’office anti-corruption de la police judiciaire à Nanterre, près de Paris, pour être entendu comme témoin dans l’enquête sur les conditions d’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar, y avait été placé en garde à vue. L’ancienne conseillère chargée des Sports de Nicolas Sarkozy, Sophie Dion, a également été placée en garde à vue tandis que l’ex-bras droit de l’ancien chef d’Etat français (2007-2012), Claude Guéant, était entendu en audition libre.

L’ancien joueur star des années 1980 (63 ans) est entendu dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en 2016 par le parquet national financier (PNF) pour «corruption privée», «association de malfaiteurs», «trafic d’influence et recel de trafic d’influence», après que, le 2 décembre 2010, la FIFA a attribué les Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar dans des conditions douteuses, au détriment notamment des Etats-Unis. En mai 2015, une enquête de la justice américaine faisait exploser le système de la FIFA, fait d’opacité, de clientélisme et de pots-de-vin, entraînant la chute de 16 des 24 membres de son comité exécutif, dont Michel Platini.