Le contraste est saisissant. Lors de l’Euro féminin 2017, toutes les équipes favorites s’étaient inclinées en quarts de finale, frustrées dans leurs aspirations d’un football spectaculaire par des adversaires qui avaient su faire de la défense… la meilleure des attaques. Cet été en Angleterre, c’est tout le contraire. Les quatre équipes les plus attendues du tournoi seront au rendez-vous des demi-finales.

L’Angleterre affrontera la Suède mardi à Sheffield, tandis que l’Allemagne et la France en découdront mercredi à Milton Keynes. Les deux rencontres auront lieu à 21h, heure suisse, et seront retransmises sur les antennes de la SSR.

Aucune victoire facile

S’il n’y a pas eu de surprise lors des quarts de finale, il n’y a pas eu de victoire facile non plus, tant s’en faut. Les succès des favorites se sont dessinés en toute fin de rencontre. L’Angleterre a triomphé de l’Espagne après prolongation, et après avoir été menée jusqu’à la 84e minute. L’Allemagne n’a marqué le 2-0 contre l’Autriche qu’à la 90e, et sur un but gag. La Suède a dû attendre les arrêts de jeu pour trouver la clé du verrou belge. Enfin, samedi, la France a eu besoin de prolongations et d’un penalty pour éliminer les tenantes du titre néerlandaises.

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Dans le dernier carré, tout semble très ouvert. L’Angleterre profite d’une excellente dynamique et du soutien inconditionnel d’un large public, mais la Suède a l’expérience de ces matchs qui comptent et – peut-être – l’équipe la plus complète du tournoi. Dans l’autre demi-finale, la France possède un potentiel unique – tant sur le plan athlétique que technique – mais l’Allemagne présente un collectif mieux huilé et peut-être plus équilibré.

En outre, les joueuses de Martina Voss-Tecklenburg, ancienne sélectionneuse de la Suisse, auront profité de deux jours supplémentaires de récupération par rapport à celle de Corinne Diacre. Qui n’a pas prévu d’en faire une excuse: «Quand on gagne, on récupère toujours plus vite», a-t-elle ironisé samedi soir en conférence de presse.