Comme prévu, la réunion des fédérations concernées par l’enquête sur les matches truqués, convoquée par l’UEFA à son siège nyonnais, a surtout servi de point de départ au renforcement de la lutte contre les malversations liées aux paris sportifs. Seule véritable nouveauté, l’instance a dévoilé une liste de cinq équipes soupçonnées de fraude lors de sept rencontres de qualifications pour les Coupes d’Europe l’été passé.

Dans le collimateur de l’UEFA, les Albanais du KF Tirana et du KS Vllaznia, les Lettons du FC Dinaburg, les Slovènes du NK IB Ljubljana et les Hongrois du Budapest Honved. Un match du 2e tour qualificatif de la Ligue des champions est sous enquête (Stabaek-Tirana) et six parties qualificatives pour l’Europa League (Bnei Yehuda-Dinaburg et Dinaburg-Bnei Yehuda, Vllaznia-Rapd Vienne et Rapid Vienne-Vllaznia, toutes au 2e tour, ainsi que celles du 3e tour Ljubljana-Metalurg Donetsk et Fenerbahçe-Honved).

L’ASF et la SFL étaient représentées à la réunion de crise par le président Peter Gilliéron et le responsable du département légal Claudius Schäfer. Le premier a évoqué «un échange d’informations entre les fédérations et l’UEFA» qui a permis d’arriver à la conclusion que «la justice sportive avait ses limites et que, dans cette affaire, mieux vaut s’appuyer sur la justice civile».

Le président Gilliéron a voulu se montrer prudent au moment de répondre aux questions concernant les personnes suspectée et la durée des investigations. «Tant que l’enquête est en cours, je ne peux pas m’exprimer à cause du secret de l’instruction. Je ne peux pas non plus avancer de date à laquelle seront connus les fautifs. Cela dépend de plusieurs paramètres.»

Mais d’assurer de la totale collaboration de l’ASF avec les autorités publiques. «Nous allons faire tout ce que la justice demande.