«Désormais, la boucle est bouclée. Quoi qu'il advienne par la suite, je pourrai mettre un terme à ma carrière sans regret.» Samedi, au terme d'un numéro alpestre dont il a le secret, Richard Virenque a, une fois encore, fait fondre cette France qui l'adule. Vainqueur à Morzine comme en 2000, après une chevauchée fantastique de près de 200 kilomètres, le Varois a fait carton plein, s'emparant du maillot jaune, qu'il n'avait plus enfilé depuis le 6 juillet 1992 à Pau, et de la tunique de meilleur grimpeur.

Virenque, qui a payé sa débauche d'énergie dimanche dans L 'Alpe-d'Huez, ne sera pas vêtu de jaune en ce 14 juillet, mais il arborera ce tricot à pois rouges qui lui colle si bien à la peau. Un bout de tissu dont on a de plus en plus de mal à le dissocier, et qu'il rêve de ramener à Paris pour la sixième fois. S'il parvient à ses fins – personne ne semble vraiment vouloir l'en empêcher –, le Varois rejoindra l'Espagnol Federico Bahamontès et le Belge Lucien Van Impe au panthéon des grimpeurs.