L’équipe de Suisse affronte la Belgique ce vendredi à Bruxelles (20h45) dans le cadre de la Ligue des nations. Match de gala contre le numéro un au classement FIFA, rencontre amicale déguisée ou partie à enjeu? La performance enragée des hommes de Vladimir Petkovic lors de leur première sortie contre l’Islande (6-0) semble indiquer qu’ils prennent la nouvelle compétition au sérieux.

Finis les matches dits de préparation venant mollement meubler les trêves internationales entre deux grands tournois et leurs éliminatoires? Peut-être bien. Il y a un titre à aller chercher, et des places pour l’Euro à décrocher. Ce qui n’enchante pas tout le monde.

Que des avantages

Jürgen Klopp a décrit la Ligue des nations comme «la compétition la plus insensée du monde du football». Mais ce qu’il lui reproche vraiment, c’est d’injecter de l’enjeu dans des périodes un peu creuses que les internationaux pouvaient auparavant aborder avec légèreté. «Vous pouvez appeler un sélectionneur et demander la mise au repos d’un ou deux joueurs, mais aujourd’hui, il répond que lui aussi est sous pression à cause de cette Ligue des nations», déplore le coach de Liverpool.

Luis Enrique (Espagne) et Joachim Löw (Allemagne) ont répondu à leur confrère que, vu du siège de sélectionneur, la Ligue des nations ne présentait que des avantages. Suffisamment sérieuse pour impliquer un engagement total des joueurs, mais pas assez décisive pour interdire les tests. Contre la Belgique, Vladimir Petkovic devrait ainsi laisser Yann Sommer au repos et offrir sa première titularisation au gardien fribourgeois Yvon Mvogo.