«L’Atlas du bien commun», réalisé par le Center for Leadership and Values in Society (CLVS) de l’Université de Saint-Gall, a publié en 2019 une étude sur les représentations de l’utilité sociale des entreprises et des organisations suisses et internationales. L’enquête, menée sur un total de 14 946 personnes domiciliées en Suisse, indique un très mauvais classement des grandes organisations sportives basées dans le pays.

Le CIO est classé au 94e rang, juste après Credit Suisse. L’UEFA est 107e, à peine mieux classée que Glencore. La FIFA pointe au 109e rang, juste avant Marlboro… qui ferme la marche. Bien que l’idée même de l’existence d’un bien commun au fondement de l’enquête soit discutable, il est intéressant de tenter d’expliquer pourquoi les organisations sportives, qui déclarent promouvoir l’éducation, la santé et l’éthique, sont classées dans la même catégorie que des fabricants de cigarettes ou des spécialistes du négoce de matières premières dont l’activité souffre d’une réputation sulfureuse et dont la finalité est d’enrichir leurs actionnaires.