Ian Fisher irait au bout du monde pour soutenir Liverpool Football Club. «Russie, Turquie, Espagne… Je suis allé les voir partout. En 2019, j’ai emmené mes deux fils de 12 et 21 ans à Madrid pour la finale de la Ligue des champions, quand on a gagné contre Tottenham. Ça m’a coûté 6000 livres (6700 euros). Je n’ai plus un sou, mais ça en valait la peine.»

Mais ce fidèle parmi les fidèles n’est pas à l’aise face à la reprise des matchs de Premier League cette semaine. «Plus de 40 000 personnes sont mortes du Covid-19 au Royaume-Uni. Le virus circule encore. Le football est quand même moins important que la vie», explique-t-il dans son épais accent liverpudlien. La phrase fait écho à la boutade de Bill Shankly, l’entraîneur mythique des Reds (1959-1974), dont la statue orne l’entrée du stade d’Anfield: «Certains pensent que le football est une affaire de vie ou de mort. Je ne suis pas d’accord; c’est bien plus important que cela.» «Ça, c’était avant le Covid», balaye Ian Fisher.