On ne boxe pas contre n'importe qui, n'importe quand. Et c'est bien la moindre des choses, dès lors qu'il s'agit de protéger les pugilistes et d'éviter de les «griller» via un combat par trop disproportionné. Ainsi l'EBU (European Boxing Union) a-t-elle déterminé quatre séries distinctes: 3e, 2e, 1re et 1re internationale.

– A ses débuts, le néo-professionnel n'a droit qu'à des matches de 4 rounds de 3 minutes (4 x 3').

– 3e série (celle dont fait partie Bertrand Bossel): 6 x 3'. Le boxeur doit gagner 5 de ses 8 premiers duels pour demander à accéder à la série supérieure. Théoriquement, s'il l'emporte ce samedi, Bossel pourrait passer l'échelon, puisqu'il demeurerait invaincu (4 victoires et 1 nul). A voir, le souci de ne pas sauter les étapes étant primordial.

– 2e série: le boxeur a le loisir de conclure des combats en 6 x 3' ou 8 x 3' au maximum. Là encore, 5 succès sont déterminants afin de franchir le cap.

– 1re série: les combats se disputent en 10 x 3'. Après 15 duels de ce type, le boxeur peut se porter candidat à la 1re série internationale.

– 1re série internationale: elle donne droit aux matches en 12 x 3', requis pour les Championnats du monde, d'Europe, ainsi que pour les ceintures intercontinentales, réservées aux meilleurs «viennent-ensuite».