Tennis

A l'Open d'Australie, Stan Wawrinka attend Roger Federer

Le Vaudois s'est assez facilement qualifié pour la demi-finale en dominant son meilleur ennemi, Jo-Wilfried Tsonga (7-6 6-4 6-3). Il rencontrera le vainqueur du match Federer-Zverev qui débute vers 19h (9h heure suisse)

Stan Wawrinka est toujours en course à l'Open d'Australie. Le Vaudois s'est qualifié mardi pour les demi-finales en battant le Français Jo-Wilfried Tsonga en trois manches (7-6 6-4 6-3). C'est la huitième fois depuis 2013 que Wawrinka atteint au moins le dernier carré dans un tournoi du Grand Chelem, la troisième fois à Melbourne, où il s'est imposé en 2014.

Le numéro 1 suisse peut toujours espérer rééditer cet exploit. Dans un tableau amputé de ses deux principaux favoris, Andy Murray (N°1 mondial) et Novak Djokovic (sextuple vainqueur en Australie), le natif de Saint-Barthelémy apparaît comme l'un des joueurs restants les plus consistants. Avec sans doute le Canadien Milos Raonic, lequel devra tout de même passer demain l'écueil Rafael Nadal.

C'est la surprise de ce match, Stan Wawrinka s'est imposé sans forcément produire un tennis étincelant. Il a été bon, très bon dans le tie-break de la première manche (son cinquième consécutif après celui, conclusif, contre Troïcki au 3e tour, et les trois de son huitième de finale contre Seppi), mais il n'est pas monté en puissance comme il en a l'habitude lorsqu'il aborde les quarts de finale. 

Il n'en a pas eu besoin. Son adversaire, Jo-Wilfried Tsonga, s'est consumé tout seul après la perte du premier set. Plus que l'altercation qui les opposa au changement de côté, c'est le complexe que semble faire le Français de Gingins vis à vis de son rival vaudois qui a pesé lourd dans la balance. Réussissant son seul break de la journée à 4-3 dans la deuxième manche, le Manceau concédait six jeux d'affilée (6-4 3-0). «Je suis passé un peu à côté, reconnaissait Tsonga. J'ai manqué de précision, fait quelques mauvais choix. Je n'ai pas été à la hauteur, forcément c'est une déception.»

Stan Wawrinka concluait sur un jeu blanc un match qui n'a pas été trop épuisant (2h15 de jeu, dans des conditions agréables, un peu de vent mais pas de forte chaleur). Le voici en en demi-finale sans avoir puisé dans ses réserves. Il regorge de confiance et il faudra être très fort désormais pour lui barrer la route de la finale. Même quand on s'appelle Roger Federer.

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