Le Tour de Romandie (TdR) cycliste cherche un repreneur. Assuré d'en organiser la 55e édition, du 9 au 13 mai prochain, le Genevois Daniel Perroud pourrait en effet être contraint de passer la main en 2002. L'Union cycliste internationale (UCI) a en effet lancé en janvier dernier un appel d'offres pour l'organisation de l'épreuve. Un épisode de plus dans les coulisses d'une Boucle romande qui a déjà subi bien des secousses au cours des derniers mois.

Dans l'œil du cyclone, Daniel Perroud se montre prudent: «Pour nous, dit-il, il y a beaucoup d'intérêts en jeu. Mais je préfère ne pas m'étendre sur le sujet pour l'instant… Bien sûr, nous désirons continuer à organiser l'épreuve. Mais nous n'enverrons pas de dossier, l'Union cycliste internationale ayant en sa possession tous les éléments nous concernant.»

L'affaire est complexe. Au printemps 2000, la Fondation pour le Cyclisme romand, propriétaire du Tour de Romandie, délègue une partie de ses attributions à l'UCI. «Il existait des tensions entre la Fondation pour le cyclisme romand, propriétaire de l'épreuve, et Daniel Perroud (organisateur via sa société DPO), explique Enrico Carpani, porte-parole de l'UCI. Pour assurer la pérennité de l'épreuve, l'UCI a décidé d'intervenir en se plaçant comme médiateur entre les deux parties.»

Une structure fantôme

Une intervention qui devait s'appuyer sur une entité nouvelle, la Fondation Arc-en-ciel. Laquelle est aujourd'hui encore une structure fantôme. «Les documents officiels et les statuts sont actuellement aux mains de nos avocats, commente Enrico Carpani. Si rien n'existe juridiquement, tout est en place au niveau pratique.»

La Fondation Arc-en-ciel devrait donc être en mesure d'exercer son arbitrage dès le 15 mars, date limite de remise des dossiers. Selon Le Matin de jeudi, la Société du Tour de France et les responsables du Tour d'Italie auraient décliné l'offre. Seul concurrent connu pour Daniel Perroud: Marc Biver. Le patron d'IMG Suisse ne cache pas son intérêt, «avec le désir d'améliorer encore le Tour de Romandie». Affaire à suivre donc.