Le Comité du Lausanne-Sports, endetté de plus de 4 millions de francs, a fait le point, vendredi, sur son avenir financier. Dans un communiqué, un spécialiste des problèmes de la restructuration et de la négociation de la dette, mis à disposition par la Banque Cantonale Vaudoise (BCV), a donné les premiers résultats de son analyse de la situation. Extraits:

Nécessité de revoir le projet de concordat. «Si de nombreux soutiens financiers ont été promis au LS pour assurer son avenir, les moyens financiers permettant de liquider les séquelles du passé en assurant le paiement d'un dividende concordataire, tel que prévu lors de la demande de sursis, font défaut. Il n'existe en outre ni accords préalables, ni négociations suffisamment avancées avec les principaux créanciers pour augurer favorablement du succès d'un concordat. En l'état, le Comité estime que la probabilité d'aboutir est faible mais pas inexistante. Il a également pris en compte que la faillite du Club aurait certainement pour conséquence un dividende de 0% pour les créanciers ordinaires. […] Sur cette base, le Comité a élaboré un plan d'action visant à pouvoir se prononcer définitivement sur la faisabilité du concordat d'ici à fin février 2003.

Trésorerie jusqu'à fin mars 2003. Compte tenu des démarches accomplies ces derniers jours […], les moyens financiers nécessaires [soit 500 000 francs, ndlr] ont été mis à la disposition du club. La trésorerie courante est ainsi assurée jusqu'à fin mars et la situation des créanciers ne sera pas dégradée […].

Plan d'action. Des contacts intensifs avec les principaux créanciers, afin d'obtenir des décisions de principe, sont engagés et vont durer environ trois à quatre semaines. Parallèlement, le business plan futur du LS va être revu afin de s'assurer des conditions de sa viabilité à terme. Ces travaux conjoints permettront également d'organiser, de façon crédible, un tour de table financier et d'examiner les aspects juridiques et économiques inhérents à ce type de montage.

Conclusion. Le Comité est conscient de la difficulté de la tâche et que les chances d'aboutir sont probablement faibles […]. Si, d'ici à fin février 2003, le Comité constate qu'il n'existe toujours pas de certitude élevée d'aboutir dans le concordat, il en tirera les conséquences qui s'imposent.»