Sans club depuis son limogeage, en décembre 2020, du Borussia Dortmund, Lucien Favre est un entraîneur très demandé. Lille, Fenerbahçe, Everton se sont intéressés au technicien vaudois (63 ans), mais c’est Crystal Palace qui semble le plus proche d’un accord. Selon la BBC, Favre serait le «strong favorite» pour succéder à Roy Hodgson, qui a pris sa retraite. D’autres sources font état d’une rencontre d’ici à ce week-end.

De leur côté, les «Eagles», 14e cette saison en Premier League, ont étudié beaucoup de pistes (Frank Lampard, Patrick Vieira, Steve Cooper, Valérien Ismaël, Nuno Espirito Santo). Echaudés par le passage raté de Frank De Boer (viré après quatre matchs en 2017), leur idée était d’abord de choisir un manager ayant déjà l’expérience du football anglais. Mais ce n’était pas le critère principal pour ce club de milieu de tableau les bonnes saisons.

Faire grandir le club

Dans une interview à la BBC, le président de Crystal Palace, Steve Parish, se disait à la recherche de «quelqu’un qui nous aidera à développer le club, qui comprenne que l’avenir du club est dans notre nouvelle académie». Le portrait-robot de «Lulu», homme de terrain, travailleur méthodique, obsédé par le temps long et le souci du détail.

Outre ses mérites propres et sa réputation bien établie de «post-formateur», Lucien Favre a marqué des points en Angleterre en développant dans la Ruhr les jeunes talents anglais Jadon Sancho et Jude Bellingham. Les succès en Ligue des champions de deux ex-coachs du Borussia, Jürgen Klopp et Thomas Tuchel, n’ont pas fait de tort non plus. Enfin, l’expérience Marcelo Bielsa à Leeds a démontré que l’on pouvait survivre en Premier League sans s’en remettre au fighting spirit, et même sans parler l’anglais.

Contrat de trois ans

S’il est définitivement choisi par Crystal Palace, Lucien Favre devra encore obtenir un permis de travail, auxquels footballeurs et entraîneurs étrangers sont désormais soumis depuis le Brexit. Il remplit la principale condition fixée par la Football Association et le Bureau de l’intérieur du gouvernement britannique – avoir entraîné au moins deux ans dans un grand championnat ces cinq dernières saisons – pour obtenir son sésame, appelé «Governing Body Endorsement» («GBE»).

Selon le site The Athletic, Favre devrait signer un contrat de trois ans et, après une période de quarantaine à son arrivée à Londres, pourrait accueillir ses nouveaux joueurs le 5 juillet à Selhurst Park pour la reprise. Il serait le troisième entraîneur suisse en Premier League après Christian Gross (Tottenham, 1997-1998) et Roberto Di Matteo (Chelsea, 2012).