La berline est encore immatriculée à Stuttgart, mais l’esprit tourne déjà à plein régime pour le FC Zurich: c’est en chef de meute que Ludovic Magnin aborde son retour en Suisse, après huit ans passés en Bundesliga – Werder Brême et Stuttgart, deux titres de champion à la clé. «Ça faisait des années que je ne me réjouissais pas autant de reprendre après les vacances», rigole le Vaudois. «La Suisse est le plus beau pays du monde et moi, même si je ne suis pas le plus jeune, vous allez encore me voir gambader!»

«Je veux gagner des titres»

A 30 ans, le défenseur international (62 sélections, 3 buts) ne voit pas son retour au pays comme une préretraite: «J’ai encore beaucoup de plaisir à jouer, j’arrive dans un club qui a des ambitions, avec un entraîneur que je connais bien, dans une équipe jeune. Même si ce sera compliqué cette saison [le champion sortant n’est que 7e du classement avec 18 points de retard sur Young Boys], je veux gagner des titres ici. Je reste toujours un rêveur, dans un coin de ma tête, il y a encore beaucoup de choses.»

Afin d’opérer au mieux son retour en Super League, Ludovic Magnin a beaucoup devisé avec Alexander Frei ou Marco Streller, mercenaires sur le retour avant lui. «Avec ma famille, j’avais de toute façon prévu de rentrer au mois de juillet, parce que j’en avais un peu assez de toute cette pression», raconte-t-il. «Mais comme je ne jouais plus en Allemagne et que je veux aller à la Coupe du monde en Afrique du Sud, l’offre de Zurich a un petit peu accéléré les choses.»

Enrôlé par Bernard Challandes au moins autant pour son pedigree de grognard que pour ses aptitudes techniques, Ludovic Magnin dira, comme toujours, ce qu’il aura à dire au cœur du vestiaire. Première leçon: «Avant toute chose, l’équipe doit bosser pour redevenir un adversaire difficile à battre.»