Sur l’Avenida de Concha Espina règne un calme inhabituel pour la saison. D’ordinaire, les rampes à spirales qui veillent telles des tours sur la forteresse de Santiago Bernabeu serpentent de 1000 rumeurs et polémiques. Même la bronca réservée samedi soir à Gareth Bale, coupable d’aimer le Pays de Galles, le golf et le Real «dans cet ordre», n’intéresse pas réellement le madridismo. Bale n’est déjà plus vraiment un joueur du Real Madrid, d’autres sont vieillissants, le retour de Zidane n’est pas encore apparu comme une idée de génie, et tout cela donne le sentiment tiède d’un début de saison de transition.