C’est une semaine comme toutes les autres pour Lucien Favre. Une semaine passée à énumérer les forces dans l’équipe adverse et les faiblesses dans la sienne, à tempérer les enthousiasmes, à compter les blessés, à rappeler surtout que rien ne sera fait en cas de victoire. C’est pourtant son équipe du Borussia Dortmund qui compte deux points d’avance au moment de se rendre à Munich pour le 100e «Klassiker» de l’histoire.

Leader de la Bundesliga, Dortmund n’a plus remporté le titre depuis 2012. Jürgen Klopp en était l’entraîneur. Depuis, le Bayern a tout raflé, avec un écart moyen de 16 points sur le deuxième. «Les gens en ont marre, constate Gelson Fernandes, le milieu de terrain de l’Eintracht Francfort. Ils aiment la nouveauté, mais le Bayern, c’est le Bayern. Ce «Klassiker» sera très chaud. Je connais Niko Kovac; il va préparer son équipe comme pour une finale. Dortmund dépend beaucoup de Marco Reus, qui revient de blessure. Les préparations de match de Lucien Favre sont toujours méticuleuses mais il n’a pas encore disputé de match de cette envergure. Celui qui s’en rapproche le plus, c’est le Bâle-Zurich de 2006 décisif pour le titre.» Le Zurich de Favre avait gagné.