Le défi italien Luna Rossa, barré par Jimmy Spithill, s’est qualifié pour la Coupe de l’America en écartant de son chemin le défi britannique Ineos Team UK, par sept victoires à une dimanche à Auckland. Une belle performance, récompensée de la Coupe Prada, mais le plus dur reste à faire. A partir du 6 mars, les Italiens seront opposés à Team New Zealand, le détenteur de la Coupe de l’America depuis 2017.

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«Fantastico! Fantastico, Bellissimo», s’est réjoui l’Italien Francesco Bruni, après cette éclatante victoire remportée en seulement huit manches. «C’est une super journée pour nous, pour Luna Rossa et pour l’Italie. On est très, très contents. On est en course pour la victoire dans la Coupe de l’America maintenant», s’est-il félicité.

Luna Rossa avait commencé la journée en menant cinq manches à une face au voilier Ineos Team UK, avant de s’adjuger facilement les manches n° 7 et 8 et l’emporter, la finale de la Prada Cup se disputant au meilleur des 13 manches. Le bateau italien a conclu les deux manches clés avec un écart sur son adversaire d’une minute 45 secondes sur la ligne d’arrivée virtuelle, puis de 56 secondes, pour briser les espoirs de remontée d’Ineos.

Troisième tentative

Sous un ciel bleu dans la baie d’Auckland (Nouvelle-Zélande), tout s’est de nouveau joué au départ, un moment stratégique crucial. Spithill a pris l’ascendant sur la légende britannique de la voile Ben Ainslie, qui n’a pas pu ramener Ineos Team UK dans la bataille. «Désolé les gars», a déclaré Ainslie, dépité, à ses équipiers à l’issue de la dernière manche, avant de féliciter Luna Rossa. «Bravo à l’Italie! a-t-il dit. Je sais ce que cela représente pour l’Italie d’arriver en finale de la Coupe de l’America.»

La 36e édition de la mythique Coupe de l’America verra pour la troisième fois un challenger italien, après Il Moro di Venezia, battu en 1992 par America 3 (4-1), et Luna Rossa, défait en 2000 par New Zealand (5-0).