C’est un monde de grâce élastique et d’élégance muette qui fait rêver les petites filles. C’est un monde presque exclusivement féminin où le strass cache le stress, où le Rimmel absorbe les larmes, où le chignon retient les états d'âme. Les athlètes y sont fortes comme des femmes et fines comme des enfants, elles lancent des ballons qui jamais ne rebondissent, agitent un long ruban calligraphiant d’éphémères haïkus, dansent avec des massues comme des cracheuses de feu céleste, et jouent avec un cerceau en rêvant d’anneaux olympiques.

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