Le chantier du nouveau siège du Comité international olympique (CIO) touche à sa fin. Après près de trois ans de travaux, les 500 collaborateurs emménageront dans le parc Louis-Bourget, à Vidy, en mai. Pour Grégoire Junod, syndic de Lausanne, cet «emblème architectural fort» marque la première étape d’une série d’investissements en vue des Jeux olympiques de la jeunesse, qui auront lieu en 2020 à Lausanne. «Cela permet de célébrer la relation de longue date entre notre ville et le CIO. Nous sommes très enthousiastes! Il n’y a eu aucune opposition, ce qui est rare dans le canton.» La Maison olympique – c’est son nom – sera officiellement inaugurée le 23 juin prochain, à l’occasion de la Journée olympique et du 125e anniversaire de la création du CIO.

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Bâtie sur le site de l’ancien siège principal, la nouvelle structure regroupera tout le personnel de l’instance en un lieu. Actuellement, les collaborateurs sont répartis sur quatre sites lausannois, dont Ouchy et la villa Mon-Repos. «Payer plusieurs loyers a des conséquences financières importantes pour le CIO. La centralisation permettra d’optimiser les coûts et de renforcer la collaboration entre nos équipes», explique Marie Sallois, directrice du développement, de l’organisation, de la marque et de la durabilité.

Empreinte environnementale faible

Pour mener à bien le projet, l’ancien édifice de Vidy, qui avait été inauguré en 1986, a été rasé, tout comme son extension construite en 2008. Les coûts de reconstruction se sont élevés à 145 millions de francs, financés par des fonds privés. «Nous n’avions pas prévu de détruire l’ancien bâtiment mais nos exigences de durabilité ne nous permettaient pas de le conserver, souligne Marie Sallois. Mais cette construction est bénéfique pour la région, tant au niveau des compétences développées que des valeurs qu’elle promeut.»

En effet, le spectaculaire bâtiment de 22 000 mètres carrés, dont les escaliers intérieurs rappellent les cinq anneaux olympiques, répond aux normes de durabilité locales et internationales, notamment en matière d’efficacité énergétique, d’utilisation de l’eau et d’intégration dans le paysage. «Près de 95% des matériaux de l’ancien bâtiment ont été réutilisés ou recyclés», détaille Jan Ammundsen, responsable de la conception chez 3XN, cabinet d’architectes danois chargé du projet. Pour Marie Sallois, la Maison olympique s’inscrit dans la démarche de transparence du CIO version «nouvelle norme». «Depuis plusieurs années, nous défendons les valeurs de durabilité et d’écologie au niveau des Jeux olympiques. Cet édifice nous correspond et crédibilise notre image. C’est un symbole fort.»

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