La flamme olympique des Jeux d’hiver de Pékin a été allumée peu après 12H locales (11h en Suisse) par les rayons du soleil sur les ruines du temple antique d’Hera à Olympie, berceau des Jeux de l’Antiquité. Seuls étaient présents Thomas Bach, président du Comité international olympique (CIO), la présidente de la République hellénique Katerina Sakellaropoulou, des représentants des comités olympiques grec et chinois et des journalistes accrédités.

Juste après l’allumage de la flamme, trois militants tibétains ont tenté de déployer bannières et drapeaux, avant d’en être empêchés et évacués. Quatre autres militants avaient été arrêtés par la police juste en dehors du site avant le début de la cérémonie, selon l’agence Reuters.

Ce n’était toutefois pas en prévision de manifestations que la cérémonie traditionnelle, pour la seconde fois consécutive et la troisième dans l’histoire des JO modernes, se tenait à huis clos, mais en raison de la pandémie de Covid-19, comme pour les jeux de Tokyo en 2020. Avant la crise sanitaire, la flamme n’avait été allumée à huis clos qu’en 1984, quand les organisateurs grecs avaient voulu protester contre le caractère commercial des Jeux olympiques de Los Angeles.

Appels au boycott et manifestations pour les Ouighours et les Tibétains

L’actrice Xanthi Georgiou, vêtue en ancienne prêtresse grecque, a allumé la flamme de manière traditionnelle, grâce aux rayons du soleil reflétés dans un miroir parabolique. «En ces temps difficiles que nous vivons encore, les Jeux olympiques d’hiver de Pékin 2022 seront un moment important pour rassembler le monde dans un esprit de paix, d’amitié et de solidarité», a déclaré le président du CIO Thomas Bach. «Comme la pandémie mondiale de coronavirus l’a clairement montré, nous ne pouvons relever les nombreux défis de ce monde que dans la solidarité. […] Il n’y a pas de paix sans solidarité», a-t-il ajouté.

Les appels au boycott des Jeux de Pékin et les protestations autour de la question des droits de l’homme en Chine, notamment concernant la minorité ouïghoure mais aussi à Hong-Kong, se sont multipliés ces derniers jours. Dimanche, trois activistes tibétains avaient été arrêtés à l’Acropole d’Athènes après avoir brandi le drapeau tibétain et celui de la «révolution de Hong Kong» au sommet de l’Acropole, en scandant «Boycottez Pékin 2022» et «Libérez le Tibet».