Pas moins de dix-huit voitures officielles disputeront le Rallye de Suède qui commence ce vendredi et prendra fin dimanche, deuxième manche du championnat du monde 2001. On trouvera ainsi trois Peugeot 206 WRC (Marcus Grönholm, Didier Auriol, grippé et Harri Rovanperä), trois Ford Focus WRC (Colin McRae, Carlos Sainz et François Delecour), trois Subaru Impreza WRC (Richard Burns, Petter Solberg et Markko Märtin), trois Mitsubishi Evo VI (Tommi Mäkinen, Thomas Radström – navigué par la Suédoise Tina Thörner, la seule femme à officier actuellement dans une équipe d'usine – et Freddy Loix, deux Hyundai (Kenneth Eriksson et Alister McRae) et deux Skoda (Armin Schwarz et Bruno Thiry). Au sein des formations engageant trois voitures, les pilotes qui n'inscriront pas de points pour leur employeur respectif dans le cadre du championnat du monde des constructeurs (où seuls deux équipages par marque sont nominés) seront Harri Rovanperä, François Delecour, Markko Märtin et Freddy Loix.

L'an dernier, c'est Marcus Grönholm qui s'était imposé en Suède, signant là son premier succès en championnat du monde. La victoire du «flying finn» intervenait après un Rallye Monte-Carlo qui, on s'en souvient, avait vu les trois «lionnes» du constructeur sochalien refuser tout service au matin de la deuxième étape, victimes d'un coup de froid. Or cette année également, aucune Peugeot n'a gagné l'arrivée du «Monte». Tant Grönholm (ennuis mécaniques) que Gilles Panizzi (violente sortie de route) et Auriol (roue arrière droite arrachée) ont été contraints à l'abandon. Cela fait-il pour autant de l'échalas de Peugeot le vainqueur désigné du Rallye de Suède? Le hasard serait-il à ce point conciliant qu'il répète ses coups d'année en année? «Si vous me dites que le championnat 2001 peut ressembler en tous points à celui de l'an 2000, je signe des deux mains, considère Marcus Grönholm, champion du monde en titre. Toutefois, je ne suis pas sûr que le hasard fait toujours les choses de la même manière. Je vais attaquer très fort en Suède. Nous ne pouvons nous offrir le luxe de laisser nos adversaires s'enfuir.»

En disant cela, Marcus Grönholm pense en premier lieu à Tommi Mäkinen évidemment. Le pilote Mitsubishi a remporté le Monte-Carlo et il ne déteste pas les «spéciales» du Rallye de Suède où l'art de la maîtrise la glisse joue un rôle essentiel. Pour autant bien sûr que la neige et la glace soient bien là, permettant aux rois des appels/contre-appels de s'exprimer au mieux.