C’est une première: les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) attribués à Lausanne, se tiennent partiellement à Prémanon, en France, pour les épreuves de saut à skis, de combiné nordique et de biathlon. Rien de plus logique tant le massif du Jura, réparti pour deux tiers côté français et pour un tiers côté suisse, étend son croissant sur deux pays mais un même territoire, uni par une égale et ancienne passion pour le ski nordique.

Lors de l’inauguration du site des Tuffes, le 5 octobre 2019, la directrice des JOJ, Virginie Faivre, s’est félicitée de «la convention signée qui permettra aux athlètes romands de venir s’entraîner en France» et le président du Conseil départemental du Jura, Clément Pernot, a loué le massif comme «un trait d’union et non une frontière». Mais lorsque l’on parle de ski nordique et de sport de haut niveau, le Jura est bel et bien coupé en deux. Ce n’est même plus une frontière, mais un mur culturel, un fossé politique.