Le nouveau règlement obligeant les équipes à n'utiliser qu'un seul moteur pour la totalité de deux week-ends de Grand Prix, celles-ci ont joué la prudence vendredi en limitant au maximum l'apparition en piste de leurs pilotes. En quelques tours, ces derniers ont dû défricher leurs réglages et surtout déterminer le meilleur choix de pneumatiques pour la suite de la compétition (les essais libres du samedi matin et surtout les qualifications et la course). Une première hiérarchie a établi que les McLaren-Mercedes risquent fort d'être les voitures à battre en début de saison, surtout avec l'infernal duo de pilotes composé de Kimi Raikkonen et de Juan Pablo Montoya. Derrière, les Renault et les BAR-Honda sont déjà en embuscade, en compagnie des Williams-BMW et d'une Sauber que l'on attendait pas en si bonne position. Comme prévu, les Ferrari – même en version 2004 modifiée – sont bien là, surtout avec Michael Schumacher qui a retrouvé en Australie, le sourire qui avait quitté son visage lors des essais hivernaux, surtout que la nouvelle Ferrari en essais sur le circuit de Mugello avec Luca Badoer signe déjà des chronos très prometteurs.

Quand paraîtront ces lignes, la première séance de qualification aura rendu son verdict, mais il faudra attendre la nuit de samedi à dimanche en Europe pour connaître la première grille de départ de la saison, la dernière heure de qualification étant programmée quatre heures avant le début de la course. Une façon comme une autre de ménager le suspense.