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Aucun problème à Melbourne pour Roger Federer, qualifié pour les demi-finales sans avoir perdu le moindre set.

Tennis

A Melbourne, Federer reste plus que jamais favori

Malgré une entame poussive, le Bâlois n’a pas eu trop de problème à écarter de sa route le Tchèque Tomas Berdych (7-6 6-3 6-4). Il affrontera le Sud-Coréen Hyeon Chung vendredi en demi-finale de l’Open d’Australie

Tony Godsick, l’agent de Federer, a retrouvé sa place dans la loge, les maillots rouges ont fleuri dans les tribunes; pas de doute, les choses sérieuses commencent. On le ressent également à la petite tension qui règne dans le camp suisse. Nadal, Dimitrov et Djokovic éliminés, ce n’est pas le moment de se rater. Pour l’avoir déjà vécue par le passé (à Roland-Garros en 2009, après l’élimination de Rafael Nadal, ou plus récemment à Wimbledon l’an dernier), Roger Federer connaît le danger de ce genre de situation.

D’autant que se présente Tomas Berdych, le premier adversaire réellement à sa mesure après quatre tours très faciles. Berdych, un collègue de bureau qui dit croiser Federer «pratiquement chaque semaine depuis 2004», est peu applaudi par le public lors de l’échauffement. A tort. Régulièrement en quart ou en demi-finale de Grand Chelem (selon le moment où il se heurte au «Big Four»), tout aussi régulièrement éliminé à ce stade (une finale tout de même à Wimbledon en 2010), il a au moins le mérite, lui, d’atteindre son seuil d’incompétence.

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Un départ inquiétant

Il semble même avoir fait quelques travaux durant l’hiver et surélevé le plafond. Depuis le début de cet Open, il joue vite, frappe long et fort et paraît immense sur le court. Roger Federer ne tarde pas à s’en apercevoir. En panne de premières balles, le Bâlois concède deux balles de break sur son premier jeu de service. Il sauve la première mais expédie un revers largement dans le couloir sur la seconde. Berdych mène déjà 2-0, sans forcer, juste en laissant Federer accumuler les fautes directes.

Le Suisse ne retrouve son service et sa légèreté qu’à 3-0. Plus en confiance, il aborde mieux les jeux de retour. Le voici enfin dans le match. Berdych y est toujours, ce qui vaut des échanges très disputés où le Tchèque cherche à imposer sa cadence et Federer à varier au maximum pour casser le rythme. Il y parvient mais manque encore une volée facile (pour lui) qui aurait pu lui permettre de breaker. Berdych continue donc sa course en tête (4-1 puis 5-2).

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Une accélération décisive

Le tournant du match survient très tôt, à 5-3 service Berdych. Federer obtient deux balles de break à 15-40. Il lance son fameux «Chum jetzt!» (qui annonce son retour comme le clairon l’arrivée de la cavalerie). Berdych sauve ces deux balles de break (une amortie freinée par le filet, un ace) et se procure une balle de set, que Federer efface d’un retour revers long de ligne. Berdych résiste encore à une troisième balle de break mais ne peut rien faire sur la quatrième: deux slices de revers dans les angles, une accélération, 5-4. Le public est debout. Cette fois, tout le monde est chaud!

Sur le jeu suivant, Federer égalise à 5-5 sur un coup beau comme un intitulé gastronomique: demi-volée de revers en reculant (sur son nuage de cresson).

Berdych, qui a nettement perdu de sa superbe et semble avoir rapetissé, tient néanmoins son service. Federer un peu moins et concède une nouvelle balle de set à 5-6 30-40 (sur double faute!). Il s’en sort et obtient le tie-break, un moindre mal au vu de son début de match. Il s’y détache rapidement: 3-0, puis 5-1, 6-1. Un lob velouté finit le travail (7-6, en 59 minutes).

Un final en contrôle

La suite du match est plus conforme à ce que l’on attend d’un Federer-Berdych. A savoir un joueur conscient de sa supériorité et l’autre conscient de son infériorité. Le Bâlois sauve encore une balle de break dans le 3e jeu (2-1) mais accélère à peu près quand il le décide, à 4-3 pour lui et 15-40 sur le service de Berdych. Le Tchèque tente un amorti qui devient une offrande et qui confirmera sa réputation de «mouilleur»; Federer s’en saisit en break. Au jeu suivant, le deuxième set est dans la poche. Le match aussi, personne n’en doute plus.

Tomas Berdych part au vestiaire (pour se faire soigner), mais il reste encore un set. Lorsqu’il revient, tout le monde est un peu déconcentré. Federer breake dans le troisième jeu mais perd son service juste derrière (2-2). Pas grave, Berdych n’a plus les jambes du début de match. La fatigue ou un début de blessure? Federer prend à nouveau le service adverse et, cette fois, s’applique derrière (4-2). Il n’y a plus qu’à tenir son service jusqu’au bout (6-4).

En demi-finale, Roger Federer affrontera vendredi (9h30 heure suisse) le jeune Sud-Coréen Hyeon Chung, tombeur de l’Américain Tennys Sandgren (6-4 7-6 6-3). L’autre demi-finale, jeudi (même heure), opposera le Croate Marin Cilić au Britannique Kyle Edmund.

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