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Rafael Nadal a vaincu en quart de finale de l'Open d'Australie
© AFP Photo / Saeed Khan

Open d’Australie

A Melbourne, Rafael Nadal fait à nouveau peur

L’Espagnol s’est qualifié pour les demi-finales en sortant le favori canadien Milos Raonic (6-4 7-6 6-4). Comme Federer, il semble revenir à son meilleur niveau

Rafael Nadal est le Samson du tennis. Sa force herculéenne semble résider dans sa chevelure qui, bien que retenue par un bandeau de corsaire, s’était dispersée aux quatre vents ces dernières années. Ses résultats aussi étaient devenus rares: aucune demi-finale en Grand Chelem depuis juin 2014 et son dernier titre à Roland-Garros. Cet automne, le Majorquin a profité d’une blessure pour, comme Federer, se soigner, s’entraîner et se faire poser des implants capillaires. Et depuis, c’est reparti.

A l’Open d’Australie, Nadal est gentiment en train de redevenir Nadal. L’Espagnol monte en puissance au fil des matchs, éliminant des adversaires toujours plus coriaces: Marco Baghdatis au deuxième tour, Alexandre Zverev au troisième, Gaël Monfils en huitième et, mercredi en «night session», Milos Raonic en quart de finale (6-4, 7-6, 6-4 et 2h46 de jeu).

Tout le monde attendait plutôt Raonic. Pas que le géant canadien fasse particulièrement envie avec son tennis transgénique (physique surdimensionné, zéro aspérité et pas beaucoup plus de saveur); mais sa taille, sa puissance et sa jeunesse devaient faire la différence. Mais Milos Raonic ne gagnera pas de Grand Chelem tant qu’il n’aura pas réglé sa fébrilité dans les moments importants. Breaké à 5-4 Nadal dans la première manche, il a ensuite manqué trois balles de sets à 5-4 en sa faveur (dont une double faute), puis trois autres balles de set dans le tie-break (remporté par Nadal à sa première occasion).

Jouer malgré la douleur

Comme Federer, Rafael Nadal est arrivé à Melbourne sans beaucoup de repères mais avec pas mal d’ambition à relativement brève échéance. «Si je ne peux pas être compétitif, et quand je dis «compétitif» je veux dire me battre pour ce pour quoi je me suis battu ces dix dernières années [gagner des tournois du Grand Chelem], je préfère rester sur mon île et aller à la pêche ou au golf.»

Le concernant, on repense toujours à cette métaphore d’Andre Agassi énoncée il y a quelques années déjà: «Rafael Nadal tire des chèques sur sa santé que son corps ne pourra pas honorer.» Ces deux dernières saisons furent pourries par des blessures. En mai dernier, il abandonnait avant le deuxième tour de Roland-Garros pour soigner son poignet. «Les médecins m’ont expliqué que si je continuais, il risquait de se casser.»

«Si vous ne regardez pas Federer-Wawrinka, c’est que vous n’aimez pas le sport»

Son corps semble aller mieux. «Vous n’avez plus de douleur?», lui demanda un journaliste la semaine dernière après son premier tour contre l’Allemand Florian Mayer. Rafael Nadal ne put réprimer un petit sourire. «Je ne me souviens plus quand c’était la dernière fois que je n’ai pas eu mal quelque part…»

Ainsi donc, le tournoi se retrouve amputé de ses trois premières têtes de série (Murray, Djokovic, Raonic) mais rêve d’une finale old school Nadal-Federer. Avant cela, Nadal devra battre Grigor Dimitrov (vainqueur du Belge David Goffin 6-3 6-2 6-4), «qui est en train de devenir le joueur qu’il promettait d’être.» Et encore avant, savourer sa qualification («Cette victoire me fait beaucoup de bien. Je doutais déjà quand je gagnais beaucoup, alors maintenant…») et suivre le «Swiss Match» jeudi. «J’aime le sport. Si vous ne regardez pas ce match, c’est que vous n’aimez pas le sport.»

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© JOHN MACDOUGALL