Il s’appelle AQI et depuis une dizaine de jours, on ne consulte que lui sur son smartphone. Autant que Novak Djokovic, le tenant du titre, ou Ashleigh Barty, la numéro un mondiale australienne, l’Air Quality Index va animer l’Open d’Australie de tennis, du 20 janvier au 2 février à Melbourne. Située tout au sud de l’île, la capitale de l’Etat de Victoria a de tout temps été réputée pour sa météo très capricieuse, due à des vents changeants. Selon leur origine, ils peuvent cet été ramener les fumées nocives des incendies qui ravagent le cœur de l’Australie depuis plusieurs mois, et envelopper la ville dans une poisseuse grisaille.

C’est la toxicité de cette pollution de l’air que mesure l’AQI en calculant le taux de particules fines solides et liquides en suspension dans l’air (PM2,5). Il y a six niveaux de risque gradué: «bon» entre 0 et 50, «acceptable» entre 51 et 100, «difficile pour les personnes sensibles» entre 101 et 150, «malsain» entre 151 et 200, «très malsain» entre 201 et 300, et enfin «dangereux» au-delà de 300. L’indice AQI variait dimanche autour de 80, après avoir été stable entre 10 et 20 les journées de vendredi et samedi. Mardi 14 janvier, pour le premier tour des qualifications du tournoi, il était à 400.