Michael Jordan s'ennuie. Passionné de golf, l'ancienne star des Chicago Bulls a déjà écumé les parcours les plus prestigieux des Etats-Unis. En grand amateur de havanes, il a aussi goûté aux meilleurs barreaux de chaise cubains. Flambeur occasionnel, il s'invite régulièrement aux tables de jeu privées des casinos de Las Vegas. Mais, visiblement, rien n'y fait: «His Airness» s'ennuie ferme. A 36 ans, trois mois seulement après son exil sportif, Michael Jordan éprouve une certaine nostalgie des paniers, qui, malgré ses multiples passades de jeune retraité, dévore ses pensées.

Est-ce donc pour conjurer sa richissime mélancolie qu'il a récemment annoncé son désir de racheter la moitié du capital des Charlotte Hornets en Caroline du Nord? «Assurément», affirment les mauvaises langues. Pourtant, cette volonté de poursuivre une carrière d'homme d'affaires sans abandonner sa passion indéfectible du sport n'est pas très surprenante. «Pour répondre aux rumeurs, je confirme que j'ai été contacté par George Shinn (le propriétaire des Hornets) et David Stern (le patron de la NBA) au sujet d'une copropriété de l'équipe de Charlotte, a souligné Michael Jordan dans un communiqué. Pour l'instant, toutefois, les pourparlers sont balbutiants, mais devenir copropriétaire des Hornets serait une satisfaction personnelle et un défi économique.»

Si tel était le cas, l'ancien basketteur partagerait le fauteuil de président avec George Shinn, l'un des pionniers du club, qui a permis à l'équipe de rejoindre la NBA en 1988. Originaire de Caroline du Nord, Michael Jordan a suivi ses études supérieures sur le campus de l'Université de Caroline du Nord où il a joué dans l'équipe des Tar Heels. Mardi 30 mars, la chaîne de télévision Fox Sports West a pourtant balayé la prudence syntaxique de MJ en annonçant que ce dernier pourrait peut-être revenir sur les parquets pour rejouer sous les couleurs de Charlotte. Alors, mythe ou réalité?

P. M.