Premier qualifié pour le deuxième tour du simple messieurs de l'Open d'Australie, Michel Kratochvil attaque l'année 2003 avec une seule ambition: retrouver un classement décent après être tombé à la 78e place mondiale.

Victorieux 6-3 6-0 6-3 de l'Italien Davide Sanguinetti (ATP 48), le Bernois a fait un premier pas dans la bonne direction. Battu à Doha par Roger Federer et à Auckland par l'Américain Jan-Michael Gambill, il ne pouvait se permettre une troisième défaite de rang sous peine de perdre les derniers lambeaux d'une confiance laminée par une fin de saison 2002 catastrophique.

Pour obtenir ce succès en moins d'une heure et demie, le Bernois s'est appliqué à mitrailler le coup droit de son adversaire. «Je le savais vulnérable dans ce secteur de jeu. A condition de varier les effets», précisait-il. Mené 2-0 après un break concédé d'entrée sur deux doubles fautes, Kratochvil a réussi une performance peu banale: gagner treize jeux de rang pour faire passer le score de 3-3 à 6-3 6-0 4-0. Au deuxième tour, c'est un autre trentenaire qui se dressera sur sa route. Mais attention: brillant la semaine dernière à Sydney, Wayne Ferreira (ATP 39) excelle le plus souvent à Melbourne.

Demi-finaliste il y a… onze ans déjà et quart de finaliste l'an dernier, le Sud-Africain a éliminé l'Espagnol Tommy Robredo (No 26) en quatre sets. Il dispute cette quinzaine son 49e tournoi du Grand Chelem de rang. Seul Stefan Edberg a fait mieux dans l'ère Open, avec 54 présences d'affilée.

Patty Schnyder (No 12) affiche, elle aussi, une belle constance. La Bâloise joue à Melbourne Park son 25e tournoi du Grand Chelem consécutif. Elle l'a entamé en battant 6-3 6-1 l'Indonésienne Wynne Prakusya (WTA 106) à l'issue d'une partie qui n'ajoutera rien à sa gloire. Même l'avalanche de fautes directes (43) qu'elle a connue n'a pas remis en question sa victoire en raison de l'insigne faiblesse de son adversaire.

Toutefois, sa petite crise de… larmes lors du «débriefing» de cette partie témoigne d'une étonnante fragilité. Son deuxième tour contre l'Espagnole Marta Marrero (WTA 91) n'est peut-être pas gagné d'avance pour une joueuse qui livre depuis bientôt quatre ans son plus dur combat en dehors du court.

Un bilan négatif

Trois matches, trois défaites: le bilan de la tournée australienne de Myriam Casanova (WTA 53) est sans appel. «Il ne m'inquiète toutefois pas», avançait pourtant la Saint-Galloise. Battue à Gold Coast par Meghann Shaugnessy et en qualification à Sydney par Samantha Reeves, une autre Américaine, elle s'est inclinée 6-3 6-4 en 69 minutes devant Justine Henin-Hardenne (No 5), qu'elle avait pourtant battue l'automne dernier à Filderstadt. La chaleur peut expliquer ce revers de la part d'une junior de 17 ans qui traîne indéniablement des kilos en trop.

Mais la grosse surprise du jour est venue de Jennifer Capriati. Eliminée sans gloire par l'Allemande Weingartner, l'Américaine ne réussira pas la passe de trois, après ses victoires face à Martina Hingis en 2000 et 2001.

LT