Football

Michel Platini, le passif et le passé

La décision du Tribunal arbitral du sport, rendue lundi matin à Lausanne, sonne le glas de la carrière sportive du président de l'UEFA. Notre commentaire

Cette fois, c'est bien fini. Michel Platini a beau clamer son intention de recourir devant les tribunaux civils suisses, la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), rendue lundi matin à Lausanne, sonne le glas de sa carrière sportive. Et la réduction de sa suspension, de six ans par la commission d'éthique de la FIFA, à quatre ans par le TAS, n'y change rien, un peu comme ces buts marqués en fin de rencontre, alors que la défaite est déjà consommée.

Interdit de toute activité en lien avec le football jusqu'au 8 octobre 2019, le Français va démissionner de son poste de président de l'UEFA afin que l'institution européenne puisse se présenter avec un chef à sa tête lors de l'Euro qu'elle organise en France dans un mois, du 10 juin au 10 juillet. Ce ne sera pas un intérimaire prêt à rendre la place dans quelques années. Michel Platini doit se convaincre que les temps ont changé et qu'il appartient désormais à une époque que personne ne souhaite voir restaurée.

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En quelques mois, l'incontournable, l'homme providentiel, le président réélu par acclamation est devenu un paria, le symbole de toutes les dérives. C'est sans doute excessif. Il n'est pas impossible qu'on le regrette dans quelques années, lorsque l'arbitrage vidéo saucissonnera les matchs sans stopper les polémiques ou quand les grandes ligues européennes auront totalement phagocyté la Ligue des Champions.

Pour l'heure, le monde du football a l'obligation de réformer son mode de gouvernance. Cela ne pouvait pas se faire avec Michel Platini, peut-être pas l'homme du passif, mais certainement l'homme du passé.

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