Après avoir tenu en échec des Bleus attractifs mais inefficaces, la Suisse se colle ce mercredi à des Chypriotes opiniâtres et très peu renommés. Avec l'obligation de gagner. Qui est Chypre? Faut-il en avoir peur? Oui, un peu. Sous la houlette du Grec Angelos Anastassiades, cette équipe fait des progrès. Comme ses résultats, certes, ne l'indiquent pas: dernière du groupe 4 avec un petit point récolté en cinq matches – à domicile face aux Iles Féroé –, Chypre n'ambitionne pas de participer à la prochaine Coupe du monde.

Cela n'empêche pas Köbi Kuhn de veiller au grain: «Il serait très dangereux de penser que ce match sera une promenade.» Dans le magazine Hop Suisse!, le sélectionneur helvétique décrypte l'adversaire du jour. Le tableau, ligne par ligne, n'a rien d'effrayant. Ni rien de tout à fait rassurant: «Le gardien Panayotou a beaucoup de métier. Il laisse une impression de grande sûreté. Le chef de la défense est Elfetheriou, un grand arrière comme on les connaît chez les Grecs. Ils sont forts de la tête. Au milieu, Charalampidis et Krassas sont rapides et bons dribbleurs. Devant, Constantinou est toujours à l'affût et il faudra avoir à l'œil Okkas, la véritable star de l'équipe.»

Köbi Kuhn grossit-il, à force de les avoir observées à la loupe, les vertus chypriotes? Les amplifie-t-il à dessein afin d'éviter tout risque de décompression de la part de ses joueurs? Lui-même, en tout cas, ne néglige pas l'adversaire, puisqu'il a régulièrement fait disséquer son jeu par un émissaire, comme samedi dernier lors de sa victoire (2-1) face à la Jordanie.

Michel Pont, assistant de Kuhn, n'incite pas non plus à l'excès de confiance: «J'ai vu jouer Chypre face à la France à la télévision (ndlr: 0-2 le 13 octobre dernier à Nicosie). Ils auraient très bien pu remporter ce match. C'est du solide.»