Coups de bluff, coups fumants, coups d’épée dans l’eau: jusqu’au 31 août, c’est la période des transferts sur la planète football. Un terrain de jeu parallèle sur lequel dirigeants de club, managers de tout poil et joueurs eux-mêmes – pour autant qu’on leur demande leur avis – devisent beaucoup, négocient un maximum et vont parfois jusqu’à s’écharper par médias interposés.

Lancé par le Real Madrid du richissime Florentino Perez, qui a arraché au début du mois de juin Cristiano Ronaldo à Manchester United pour 142 millions de francs – record mondial battu –, le mercato estival va drainer son lot de spéculations, de rumeurs… et d’argent. Alors même que la crise économique bat son plein, que de nombreux clubs sont endettés jusqu’au cou, l’attractivité du produit football ne se dément pas. Pure logique obéissant aux lois du marché ou indécence crasse dans une période difficile?

Là est toute la question. Esther Müller, coach mental, et John Dario, agent de joueurs, y répondent de façon contrastée (lire ci-dessous). Mais quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, le manège continue, à tous les échelons.

Vendredi, le club athénien de Panathinaikos a officialisé l’engagement de Djibril Cissé. L’attaquant français, prêté entre-temps à Sunderland, laissera ainsi 8 millions d’euros dans les caisses de l’Olympique de Marseille, club auquel il appartenait. Il s’agit du plus gros transfert jamais réalisé dans le championnat grec et le joueur sera rémunéré, selon l’AFP, à hauteur de 2,5 millions d’euros par saison – hors primes…

Logique ou indécent? Comme d’habitude, tout dépend de ce qu’on en pense. En attendant, le Real Madrid et Barcelone rivalisent pour débaucher David Villa (coût estimé: 45 millions d’euros). Et le Bayern Munich fait tout son possible pour retenir Franck Ribéry, malgré les offres faramineuses du même Real.