Football

Mission possible pour la Suisse sur la route de l’Euro 2020

L’équipe de Vladimir Petkovic affrontera le Danemark, l’Irlande, la Géorgie et Gibraltar dans le groupe D. Rien d’évident mais rien d’insurmontable non plus

A l’heure du repas dominical, l’équipe de Suisse s’est vu présenter son menu pour l’année 2019. Entre le 21 mars et le 19 novembre, elle affrontera le Danemark, l’Irlande, la Géorgie et Gibraltar dans le groupe D des éliminatoires de l’Euro 2020. Les deux premiers seront qualifiés pour la phase finale, organisée du 12 juin au 12 juillet dans toute l’Europe. Pour cette édition anniversaire, l’UEFA a décidé de ne pas confier l’organisation de la phase finale à un (ou deux) pays mais à 12 villes: Amsterdam, Bilbao, Bucarest, Budapest, Bakou, Copenhague, Dublin, Glasgow, Munich, Rome, Saint-Pétersbourg et Londres (qui accueillera les demi-finales et la finale).

La Suisse n’a pas à se plaindre de son sort. Elle a évité l’Allemagne (qui retrouvera les Pays-Bas), les très longs voyages et les retrouvailles délicates (Serbie, Albanie, Turquie). Reste que rien n’est joué. Le Danemark sera le plus sérieux adversaire. Les Danois ont remporté leur poule de la Ligue des Nations (faisant deux fois 0-0 contre l’Irlande) et seront promus en Ligue A. A la Coupe du monde, ils ont tenu en échec la France et la Croatie. L’Irlande, malgré son fighting spirit, est plus limitée. Non qualifiés pour la Coupe du monde, les Irlandais seront relégués en Ligue C des Nations. Ils y retrouveront peut-être la Géorgie, promue du groupe D, mais qui a récemment perdu contre le Luxembourg. Gibraltar, enfin, a remporté le 13 octobre dernier en Arménie sa première victoire depuis son inscription à la FIFA en 2016.

Un tirage très dirigé

Etonnamment fluide, le tirage au sort comportait de très nombreuses restrictions. Les équipes qualifiées pour le Final Four de la Ligue des Nations (dont la Suisse) ne pouvaient appartenir qu’à des groupes de cinq équipes (et non de six), afin de libérer deux dates libres en juin 2019. Plus complexe, les 12 pays co-organisateurs de la phase finale ne pouvaient pas être à plus de deux dans le même groupe qualificatif. Bien que les éliminatoires se déroulent entre le début du printemps et la fin de l’automne, il ne pouvait pas y avoir non plus plus de deux pays «froids» par groupe. Parmi cette liste noire de dix «pays blancs»: Russie et Biélorussie, les pays baltes, la Scandinavie (sauf la Suède). A cela s’ajoutaient certaines impasses dictées par la géopolitique: pas de Russie-Ukraine, de Serbie-Kosovo, Bosnie-Kosovo, Espagne-Gibraltar, Azerbaïdjan-Arménie. Enfin, pour éviter de trop longs trajets, l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan ne pouvaient affronter qu’un seul pays de la façade atlantique, et l’Islande un seul pays parmi Israël, la Géorgie, Chypre et l'Arménie.

Lundi, au tour du Final Four

Le football suisse va maintenant attendre un autre tirage au sort, lundi (14h30) à Dublin: celui des demi-finales du Final Four de la Ligue des Nations, qui aura lieu du 5 au 9 juin 2019 au Portugal. Il s’agira cette fois réellement de s’en remettre au sort: tirage intégral, sans tête de série. La Suisse a autant de chances (une sur trois) de défier le Portugal que les Pays-Bas ou l’Angleterre. Seul avantage concédé au pays organisateur: le Portugal est assuré de disputer la première demi-finale, le 5 juin, vraisemblablement à Porto. L’autre demi-finale se jouera le 6 juin, sans doute à Guimarães (villes et stades doivent encore être confirmés par l’UEFA).

La présence de la Suisse à ce Final Four lui assure de pouvoir participer à un barrage à quatre équipes en mars 2020 en cas de non-qualification directe pour la phase finale de l’Euro. Ce barrage se déroulerait selon le même mode que le Final Four, sur deux matchs à élimination directe (demi-finale et finale) contre deux adversaires différents.

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