C'est mal parti pour l'équipe de Suisse, menée 0-1 par la Pologne à la mi-temps du huitième de finale de l'Euro 2016 disputé à Saint-Etienne. Les Polonais ont peut-être fait le plus dur face à une équipe de Suisse qui a toujours autant de peine à se montrer dangereuse et qui, contrairement à la France, semble avoir retrouvé la nervosité du premier match contre l'Albanie.

Dans le public du stade Geoffroy-Guichard, impossible de distinguer les supporters rouge et blanc de la Suisse des fans blanc et rouge de la Pologne. Sur le terrain, tout est clair: La Suisse en rouge, la Pologne en blanc. Et une équipe, la Pologne, qui presse, et l'autre qui subit.

Une statistique établie sur les trois premiers matchs n'avait pas échappé à l'entraîneur polonais Adam Nawalka: La Suisse perd beaucoup de duels défensifs (53 sur 101 disputés) alors que la Pologne en gagne un nombre appréciable en attaque (47 sur 92). Le 48e survint après trente secondes de jeu: Lewandowski pressait Djourou aux abords des seize mètres et récupérait la balle. Attentif, Yann Sommer était déjà au devant du buteur polonais et put renvoyer son tir. Milik le récupéra mais manqua à vingt mètres le but suisse déserté. La Nati s'en sortait bien. Mais il lui fallut encore dix bonnes minutes, et une jolie action côté gauche de Mehmedi-Shaqiri-Dzemaïli, pour sortir la tête de l'eau.

Petit à petit, le match s'ouvre et les occasions apparaissent, Bien servi en profondeur, l'ancien Sédunois Kamil Grosicki est pris en tenaille par la défense centrale helvétique mais il tente instantanément un lob lointain qui manque de précision. Un corner de Milik trouve la tête de Krychowiack (29e). Devant l'autre but, Fabian Schär obtient un bon ballon sur corner mais il veut sans doute trop bien faire et écrase sa tête piquée (35e). Trois minutes plus tard, une frappe déviée de Dzemaïli oblige le gardien Fabianski à un arrêt difficile. Corner côté droit. Ricardo Rodriguez traverse tout le terrain pour venir le tirer. Le latéral gauche n'est ni replacé ni remplacé sur le contre polonais qui suit. Grosicki a un contre favorable et centre fort. Milik laisse parler derrière pour Blaszczykowski, tout seul, qui place le ballon entre les jambes de Yann Sommer (0-1).