Le premier ministre néo-zélandais John Key a déclaré mercredi qu’il «aimerait» que des matches de la Coupe du monde de rugby se déroulent comme prévu à Christchurch, en dépit de réserves émises par des responsables provinciaux après le séisme de mardi. Christchurch, touchée par le tremblement de terre qui a fait au moins 75 morts et 300 disparus, doit accueillir sept matches, dont deux quarts de finale, lors du Mondial prévu du 9 septembre au 23 octobre prochains. John Key a assuré qu’il n’y avait pas eu de discussions formelles sur la possibilité de déplacer les rencontres prévues dans la deuxième ville du pays mais il a estimé que leur maintien serait un symbole fort de renouveau pour la ville après deux séismes importants en six mois (le premier avait eu lieu le 4 septembre dernier, ndlr). «Si nous pouvons accueillir la Coupe du monde comme prévu à Christchurch, j’aimerais le faire», a dit le premier ministre. «C’est une façon de se tourner vers l’avenir et ce serait une façon de montrer que Christchurch est de nouveau sur pied.»

Le directeur général de la fédération de rugby de la région de Canterbury, Hamish Riach, a déclaré à la télévision qu’il ne savait pas si Christchurch serait en mesure d’accueillir des matches: «Actuellement, il ne semble pas que nous pourrons accueillir grand-chose», a affirmé Hamish Riach, ajoutant toutefois qu’il était trop tôt pour prendre une décision. «Tout le monde est encore sous le coup du traumatisme. J’espère que nous serons prêts, mais qui sait?» a-t-il ajouté.

Le directeur exécutif du Mondial 2011, Martin Snedden, a souligné, pour sa part, qu’il était trop tôt pour évaluer les conséquences du tremblement de terre sur le tournoi et que la priorité était aux opérations de secours. «Nous devons penser aux habitants de Christchurch, à la pression qu’ils ressentent et nous ne voulons pas en rajouter», a-t-il dit. Il a toutefois exclu que des matches du Mondial soient transférés en Australie. «Tous les matches auront lieu en Nouvelle-Zélande», a-t-il assuré. L’International Board (IRB, organe suprême du rugby), réuni mardi et mercredi à Dublin, a indiqué qu’il attendrait «quelque temps» avant de faire le point sur les conséquences du séisme, à sept mois de la Coupe du monde.