Carnet noir

La mort a fini par avoir le «Robot» Niki Lauda

Gravement blessé dans un accident en 1976, dont les images ont marqué toute une génération, le pilote autrichien a ensuite fondé deux compagnies aériennes. Il est mort, lundi, à 70 ans

Niki Lauda n’aimait pas le mois d’août. Triple champion du monde de formule 1 (1975, 1977 et 1984), l’Autrichien n’appréciait pas ce «mois à tirer» sans piloter.

Surtout, chaque jour, le regard des autres lui rappelait ce 1er août 1976, lorsque, sur le circuit du Nürburgring, en Allemagne, sa monoplace s’était embrasée. Coincé dans la carcasse de sa voiture, le pilote restera cinquante secondes au milieu des flammes. C’est encore en août, 2018 cette fois, que son état de santé s’était brusquement dégradé. Rapatrié d’Ibiza, où il passait ses vacances, il avait subi une transplantation pulmonaire à l’hôpital de Vienne, en Autriche.