A Munich, la mort rôde désormais au coin d’un bois. En cinquante ans, les arbres ont poussé dans l’Olympiapark, les tumulus de gazon des photos d’archives sont couverts d’une épaisse végétation qui protège des regards trop curieux les résidents de l’ancien village olympique des Jeux de 1972. C’est un trou de verdure, à quelques centaines de mètres des toits de verre et d’acier du stade, gigantesques haillons d’argent tissés par les architectes Günter Behnisch et Frei Otto.