Andy Murray (GB/5) a commencé son Masters par une facile victoire sur le Suédois Robin Soderling (Su/4) en deux sets 6-2, 6-4 et 1h 19 min de jeu, dimanche à Londres. Le Britannique, efficace au service (10 aces) et excellent en défense, n’a jamais été inquiété par le récent vainqueur du tournoi de Paris-Bercy, qui vient de lui prendre la quatrième place au classement ATP.

Murray n’a eu à défendre qu’une seule balle de break, effacée par un ace, en deux sets où il n’a commis qu’un nombre extrêmement réduit de fautes directes. Soderling, demi-finaliste l’an passé, n’a presque jamais réussi à le déborder ni avec son service (2 aces) ni avec son grand coup droit.

«Tactiquement, j’ai fait un grand match. J’ai joué du tennis intelligent. En passing, je n’ai pas forcément cherché les lignes, mais plutôt à lui faire jouer beaucoup de balles en situation inconfortable», a commenté l’Ecossais, un des plus fins stratèges du circuit.

Grâce à cette victoire sans bavure, Murray pourrait s’éviter le cauchemar vécu l’année dernière. A égalité avec Roger Federer et Juan Martin Del Potro après ses trois matches de poule, il avait été écarté des demi-finales pour un seul jeu de différence par l’Argentin, après une journée passée à calculer les différents cas de figure possibles.

Soderling a lui eu l’impression «de ne pas être vraiment là», au moins au début du match. «Après ça, j’ai parfois tapé assez fort dans la balle, j’ai essayé d’être agressif, mais à chaque fois que je montais au filet il sortait un joli coup», a reconnu le Scandinave.

Le deuxième match du groupe B doit opposer ce dimanche soir le Suisse Roger Federer à l’Espagnol David Ferrer.