Elle est grande, d’un blond qui tire sur le roux et crie sur chaque balle qu’elle frappe du fond du court. Nadia Podoroska a l’air d’une fille de l’Est, née à Moscou ou Odessa, formée à Bradenton en Floride et stabilisée autour du top 20 de la WTA. Elle est Argentine, originaire de Rosario comme le Che, Messi et Marcelo Bielsa, et est arrivée mi-septembre à Paris avec le 131e rang mondial pour disputer les qualifications de Roland-Garros.

Trois semaines plus tard, Nadia Podoroska est la première joueuse issue des qualifications en demi-finale du simple dames. Un exploit qu’elle a réalisé en dominant nettement l’Ukrainienne Elina Svitolina (6-2 6-4) et fêté en jetant sa raquette en l’air. Elle n’avait auparavant jamais gagné un match dans un tableau principal de Grand Chelem. Elle vient d’en aligner cinq, plus trois en qualifications, plus cinq au tournoi ITF de Saint-Malo, qu’elle a remporté. Cela fait 13 victoires, série en cours.