Cette fois-ci, les valises sont prêtes. L'équipe de Suisse, victorieuse samedi à Zurich de sa dernière rencontre de préparation face à une très modeste Chine (4-1), aborde la Coupe du monde dans les circonstances les plus favorables. «Le bilan est positif, tant au niveau des résultats (ndlr: 1-1 contre la Côte d'Ivoire et l'Italie) que du travail que nous avons fourni», a déclaré le sélectionneur Köbi Kuhn. «Jusqu'ici, les joueurs ont vraiment été formidables, et j'ai eu un grand plaisir à travailler avec eux.»

«Jamais facile de laisser une petite fille sans son papa»

Comme il était prévu de longue date, le groupe a reçu deux jours de congé - de dimanche après-midi à mardi soir. Histoire de recharger les accus et, pour certains, de passer du temps en famille. «Ce n'est jamais facile de laisser une petite fille sans son papa», dit le capitaine Johann Vogel, qui sait de quoi il parle puisqu'il en a trois. «Cette petite pause va faire du bien à tout le monde.»

Si le gardien Pascal Zuberbühler a manifestement bien digéré les sifflets qui lui ont été adressés samedi par une partie des 16 000 spectateurs présents au Hardturm, Valon Behrami affichait une mine soucieuse. Le joueur de la Lazio Rome, sorti en cours de match car tiraillé par ses adducteurs, semble craindre le pire. Malgré l'ombre d'un début de pubalgie, le staff médical s'est déclaré optimiste. Affaire à suivre...

Un autre cas rebondit: celui de Johan Vonlanthen, jugé inapte après avoir été victime d'une contracture, puis remplacé au sein de l'équipe par Hakan Yakin. Le jeune attaquant du NAC Breda, malgré l'annonce officielle de son forfait, continue à affirmer qu'il est en état de faire partie du voyage. Or, si l'ASF ne peut prouver médicalement l'indisponibilité de son joueur, elle perd le droit, selon le règlement de la FIFA, de faire appel à un remplaçant. «Nos trois médecins jouissent d'un très grand crédit et ont établi le même diagnostic concernant la blessure de Vonlanthen», a déclaré Ernst Lämmli, délégué aux équipes nationales, à l'agence Sportinformation. Affaire à suivre...

Face aux Chinois, c'est avant tout le secteur offensif de la Nati qu'on attendait de jauger. Malgré la faiblesse de l'opposition et une première mi-temps insipide, on ne crachera surtout pas dans la soupe: les deux attaquants alignés, Alexander Frei et Marco Streller, y sont chacun allés d'un doublé. Le premier a bénéficié d'un penalty, le second a marqué une fois de la main, certes. Mais en matière de confiance, le déroulement des opérations fut idéal.

Quel dispositif le 13 juin?

Une question demeure en vue du grand rendez-vous face à la France, le 13 juin à Stuttgart. Quel dispositif offensif Köbi Kuhn choisira-t-il? Optera-t-il, comme le souhaite en toute discrétion Alexander Frei, pour un vrai duo d'attaque? Ou préférera-t-il laisser le buteur de la Nati seul en pointe, avec Daniel Gygax en appui? Plus prudent, ce schéma utilisé mercredi dernier contre l'Italie - avec un but du joueur de Lille à la clé - semble avoir la cote. Là aussi, affaire à suivre...