Le Temps: Comment voyez-vous les choses avant ce match contre la Lettonie?

Ottmar Hitzfeld: Nous nous sommes mis dans une bonne situation en prenant trois gros points contre la Grèce. Mais il faut rester sérieux, disciplinés et concentrés. J’ai beaucoup parlé de ça aux joueurs. Samedi à Bâle, il y avait énormément d’euphorie dans le stade. Or, beaucoup d’équipes commettent l’erreur de se relâcher après un tel sommet, parce qu’elles ont tendance à rêver, à trouver joli ce qu’elles sont en train de vivre. C’est cette capacité à rester concentré sur l’objectif qui fait la différence entre une bonne et une grande équipe.

- C’est la première fois que vous abordez un match alors que la Suisse est en tête du groupe. Cela change-t-il votre approche?

- Tout changement au classement modifie la préparation d’un match. Avant, nous étions dans la position du chasseur et maintenant, nous sommes dans la situation de celui qu’on chasse. Je préfère ce rôle-là. Nous disposons d’un gros avantage et nous voulons le conserver. Nous nous trouvons dans une position un peu plus confortable qu’auparavant, mais il ne faut pas négliger le fait que la pression est là. Elle le sera peut-être encore davantage avant les rencontres au Luxembourg et contre Israël au mois d’octobre. C’est pourquoi nous voulons gagner ici à Riga. Je ne suis pas le genre d’entraîneur qui vise le point du match nul. La Lettonie se trouve elle aussi dans une dynamique positive après sa victoire en Israël, et c’est peut-être une chance pour nous. On verra qui gère le mieux cette situation.

- A quel type d’opposition vous attendez-vous?

- Les Lettons jouent comme les Suédois, c’est leur école. Je ne m’attends pas forcément à un dispositif ultra-défensif, mais ils évolueront de façon très compacte, en 4-4-2, avec deux milieux récupérateurs. Comme elle l’a prouvé au match aller [2-1 à Saint-Gall en octobre dernier], la Lettonie est très performante sur les balles arrêtées. Nous devrons nous montrer très attentifs et ne pas leur laisser le moindre espace, car ce sont des spécialistes de la contre-attaque.