Neuchâtel Xamax, lui, ne cherche pas de repreneurs. Depuis l'automne dernier, Alain Pedretti est aux commandes du club. L'homme d'affaires français confère une relative solidité à l'édifice. Mais elle ne dissipe pas tous les soucis. Neuvième et avant-dernier de Super League, Xamax entame, dès dimanche au Hardturm face à Grasshoppers, une série de 18 matches pour se maintenir parmi l'élite.

«Je ne peux pas vous dire si la relégation constituerait une catastrophe pour le club, s'excuse Alain Pedretti. Je ne l'envisage pas une seule seconde.» Tout en réaffirmant que ses affaires personnelles – il est en pourparlers pour racheter les droits pour la Suisse des restaurants Quick – n'auront aucune influence sur la vie du club, l'ancien patron de l'AS Cannes paraît satisfait de la manière dont il exploite ses relations au sein du football hexagonal: «Durant la pause hivernale, plus de 100 joueurs français nous ont contactés. Au mois de juin, ils seront 400 libres sur le marché. Nous pourrons faire de bonnes emplettes sans casser la tirelire.»

Claude Ryf ne se plaindra pas. L'entraîneur neuchâtelois enregistre avec joie le retour au terrain des blessés Alexandre Rey, André Wiederkehr, Miguel Portillo et Roland Bättig. Et il accueille à bras ouverts l'attaquant français Laurent Leroy, le jeune milieu de terrain Youness Bengelloun (tous deux prêtés par le Paris Saint-Germain) et le défenseur Schuman Bah, en provenance de Metz, qui vient de disputer les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations avec la Guinée. En attendant «une belle surprise» – un attaquant? – dans les prochains jours. «Je suis très heureux de pouvoir enfin compter sur un effectif complet, mais il ne faudra pas sous-estimer notre tâche. Nous devrons sans doute nous battre jusqu'au bout», prévient Ryf. Pendant ce temps-là, son président se montre déjà à l'aise dans ses nouveaux meubles, au point de citer l'écrivain neuchâtelois Denis de Rougemont: «L'avenir sera ce que nous en ferons.»