En 2004, Cam Perron n’est qu’un gamin d’une banlieue résidentielle propre sur elle qui se découvre une passion pour le baseball. L’équipe de sa ville, les Red Sox de Boston, vient de remporter les World Series de la Major League Baseball (MLB) après 86 ans de disette. Cam a neuf printemps, et va à la rencontre de ses héros, les David Ortiz, Johnny Damon & co. Mais du rêve à la réalité, quelques détails coincent. «J’ai rencontré ces joueurs, qui en fait étaient plus des célébrités, rembobine Cam Perron, 25 ans aujourd’hui. Il fallait faire la queue pendant cinq heures pour se faire signer une balle ou une carte. C’était davantage une transaction qu’une vraie rencontre, alors je me suis tourné vers autre chose.»

Après une discussion avec un copain désabusé qui le faisait déjà, il envoie lettre sur lettre aux ex-joueurs de MLB, censés être plus disponibles que leurs successeurs. Parfois, ils répondent. «En fait, ces joueurs aussi sont sollicités, explique-t-il. A l’époque un Duke Snider [joueur des Brooklyn puis LA Dodgers de 1947 à 1962] devait signer 500 lettres par mois, ça restait quelque chose de mécanique.» C’est la sortie d’un nouveau «deck» (lot) de cartes fin 2007 qui le mène vers l’authenticité qu’il recherche. Ce jeu-là inclut des joueurs actuels, des joueurs du passé, quelques stars, et quatre illustres joueurs des Negro Leagues de baseball.