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Roger Federer: «J’aime bien les matchs où je dois me battre.»
© Quinn Rooney/Getty Images

Le match

«Etre nerveux, ça prouve que tu vis»

Roger Federer appréhendait son quart de finale contre Tomas Berdych. Un doute vite dissipé (7-6 6-3 6-4)

Jouer juste après les éliminations de Nadal et Djokovic n’est pas chose aisée quand on s’appelle Roger Federer. Tout le monde pense qu’il va gagner le titre alors que lui n’était pas sûr de remporter son quart de finale.

«J’avais un mauvais pressentiment sur ce match contre Tomas Berdych, avouait le Bâlois en conférence de presse. Je l’ai souvent battu mais je trouvais qu’il avait vraiment très bien joué jusque-là. Avant de dormir hier [mardi], j’ai regardé beaucoup de vidéos de nos précédents matchs pour comprendre pourquoi j’avais dû sauver deux balles de match à Miami. Je ne sais pas pourquoi mais je sentais qu’il pouvait se passer quelque chose.»

J’aime bien les matchs où je dois me battre

Cette fois, Federer n’eut que des balles de set à sauver, deux, dans la première manche. Arrivé tendu sur le court, il perdit d’emblée son service. Un retard qu’il combla in extremis, remontant de 5-2 à 5-5 avant de s’imposer facilement (7 points à 1) dans le tie-break. Il déroula ensuite son répertoire devant un adversaire impuissant à le contrer (6-3 6-4).

Lire aussi: Pourquoi Federer est si rarement blessé

«J'étais un peu nerveux au début mais c’est bien, ça prouve que tu vis. Au final, je gagne en trois sets mais plus difficilement que l’an dernier [où il avait sorti Berdych au 3e tour]. J’aime bien les matchs où je dois me battre. Ramer un peu puis trouver une solution, ce sont presque les meilleures sensations.»

Pour sa 43e demi-finale en Grand Chelem, Roger Federer sera confronté vendredi à une situation inédite: un adversaire qu’il ne connaît pas. «Je l’ai peu vu jouer et lui ai à peine parlé. J’ai quand même regardé son match contre Djokovic. Battre «Djoko» en Australie, c’est comme battre «Rafa» à Roland-Garros. Et surtout il a confirmé derrière en battant Sandgren, ce qui est toujours le plus difficile. Il faudra être agressif, mais je ne sais pas encore comment. Je vais bien l’étudier avec mes coachs, peut-être même dès ce soir.»

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