Football

Nettoyage de printemps au FC Bâle

Nouveau propriétaire, nouvelle direction technique, nouvelle orientation et… nouvel entraîneur la saison prochaine. Urs Fischer fait les frais des changements opérés au sein du club rhénan

En règle générale, un entraîneur qui gagne est un entraîneur en sécurité. Le FC Bâle fait exception. Depuis 2010, le club rhénan aligne les titres de champion de Suisse, mais cela ne l’a pas empêché de consommer cinq techniciens différents. En réalité, seul Heiko Vogel a été licencié. Thorsten Fink était parti de lui-même tandis que Murat Yakin et Paulo Sousa s’en étaient officiellement allés d’un commun accord avec les dirigeants. Urs Fischer, lui, ne se verra simplement pas proposer de nouveau contrat en juin. En deux ans, le Zurichois aura vraisemblablement remporté deux titres de champion, et peut-être une Coupe de Suisse (finale contre Sion le 25 mai prochain). Cela ne suffit pas. Lundi, le FC Bâle lui a témoigné «son grand respect» dans le communiqué annonçant qu’il pouvait se chercher un nouvel employeur.

Frei, Streller et Ceccaroni

Sur les bords du Rhin, les responsables passent mais le succès reste. Actuellement, un véritable nettoyage de printemps est en cours. Vendredi, l’assemblée générale du club a accepté la vente de plus de 90% des actions à l’homme d’affaires local Bernhard Burgener, qui succède à Bernhard Heusler dans le rôle du patron. Trois anciens joueurs emblématiques du FCB intégreront par ailleurs des fonctions dirigeantes: Alexander Frei comme conseiller stratégique, Massimo Ceccaroni comme responsable de la relève et Marco Streller comme directeur sportif. Quant au nouvel entraîneur, il sera désigné ces prochaines semaines.

Les lignes directrices du projet qu’il aura à mener sont déjà claires. Point numéro 1: le FC Bâle veut se reconnecter avec son identité régionale en amenant ses propres juniors jusqu’en équipe première. Cette saison, le club ne peut guère compter que sur Taulant Xhaka pour représenter en Super League la qualité de la formation maison quand, dans un passé récent, il a vu éclore puis exploser Xherdan Shaqiri, Granit Xhaka, Breel Embolo ou Yann Sommer, pour n’en citer que quelques-uns. Point numéro 2: Marco Streller veut instaurer «une culture de jeu attrayant».

D’ici quelques semaines, le FC Bâle remportera son huitième titre de champion. Ses quelque 26 000 spectateurs de moyenne s’habituent. Pour les faire vibrer, il faut désormais davantage que des victoires tranquilles contre Lucerne ou Lugano. Les nouveaux dirigeants entendent miser sur l’identification régionale et le panache sportif. Et pas sur Urs Fischer.

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