«Dès le moment où un arbitre accorde un but, il est valable.» Gianni Dellacasa a du mal à dissimuler un sourire en coin après la victoire (1-2) des siens face à Servette. Comme les 11 223 spectateurs du Stade de Genève, l'entraîneur de Xamax n'a pas pu ne pas voir la main d'Alexandre Rey sur l'ouverture du score neuchâteloise (31e). «Il s'agissait d'un geste instinctif et je l'assume», a déclaré le Valaisan, qui risque une suspension puisque les dirigeants genevois se sont empressés d'envoyer une cassette des faits à la Swiss Football League.

Maître de jeu peu réputé pour son acuité visuelle, Guido Wildhaber a validé le but. «Nous avons été volés», peste Sébastien Roth. Le courroux du gardien genevois est compréhensible, mais cette bourde arbitrale n'explique pas tout. Elle n'est pas responsable de la première demi-heure brouillonne d'un Servette privé de Christian Karembeu, son guide spirituel. Et M. Wildhaber, qui a inventé un penalty en faveur des Genevois après en avoir oublié deux, n'y est pour rien si l'envoi du Chilien Jorge Valdivia a été stoppé par Jean-François Bedenik (58e).

Une égalisation aurait redonné des couleurs aux «grenat». Le carton rouge écopé par Miguel Portillo face à ses anciens coéquipiers (66e), suivi de près par la splendide reprise de volée de Christophe Maraninchi (74e, 0-2), les a au contraire assommés. Et leur rush final impressionnant mais trop tardif, matérialisé par la réduction du score de Joao Paulo (86e), ne fera qu'aviver les regrets genevois.