Dawit Okbamikael a rejoint l’Europe «comme tous les Erythréens»: avec l’espoir d’une vie meilleure. Empreinte de liberté, loin des interminables obligations militaires de son pays. Voilà cinq ans qu’il vit en Suisse. A son arrivée, il n’a pas été déçu: il a pu «aller à l’école, apprendre la langue et la culture». Mais sa situation n’a jamais été régularisée. Son statut, «pas meilleur qu’au début», ne lui a pas permis de garder son petit boulot sur une base nautique, où il a un temps loué paddles et planches à voile. Aujourd’hui, il regrette «le manque d’opportunités» qui lui sont offertes, mais au moins, il lui reste le football.