Trois bonnes raisons de dire l'importance de ces Mondiaux marseillais? Primo, ils seront les premiers organisés par la Fédération internationale de volleyball (FIVB) en Europe, après Rio de Janeiro en 1995 et Los Angeles il y a deux ans. Secundo, ils seront déterminants dans l'optique de la qualification pour les Jeux de Sydney, puisque les points FIVB seront pratiquement doublés par rapport à un tournoi ordinaire du World Tour. Tertio, les participants se partageront une palette de prix record de 600 000 dollars.

En raison aussi de la gratuité de l'entrée, des milliers de spectateurs sont attendus sur la plage du Prado. A Atlanta, pour son entrée aux Jeux olympiques en 1996, le beach-volley avait drainé un public et un nombre de médias considérables. La semaine prochaine, les qualifications (du 19 au 20 pour les dames et du 20 au 22 pour les hommes) promettent d'être terribles: 88 équipes chez les dames et autant chez les hommes se disputeront en matches d'un set éliminatoires les huit places dans le tableau principal de chaque catégorie. Six paires suisses chercheront à se qualifier: Chiaradia-Fontana, Benoît-Hartmann, Skrivan-Gintzburger et Koelliker-Scheuerpflug chez les dames; Vesti-Egger et Tschudi-Heyer chez les hommes.

Les huit équipes qui passeront dans chaque catégorie rejoindront ensuite le tableau principal (du 21 au 24 chez les dames et du 22 au 25 chez les hommes), où les 24 meilleures paires du monde sont qualifiées d'office. Les frères Martin et Paul Laciga feront partie des principaux adversaires des grands favoris brésiliens: les numéros un Para-Guilherme, champions du monde en 1997. Chez les dames, la championne du monde Jackie Silva tentera de remporter un deuxième titre avec sa nouvelle coéquipière, l'ancienne joueuse de l'équipe du Brésil de salle Ana Paula.

F. D.