«Ce que je trouve intéressant, dans la situation actuelle de Fribourg Olympic, c'est que le BC Boncourt a connu une période sensiblement analogue il y a quelques années. Nous venions de remporter deux titres de champion suisse (2003, 2004), et n'avons malheureusement pas su gérer les événements, vivant au-dessus de nos moyens pendant un certain temps. Est-ce que la même mésaventure peut arriver à Fribourg Olympic? Je ne crois pas, franchement. Ce n'est en tout cas pas l'impression que le club donne. On sent que c'est solide. Ils ont tout de même une expérience de plus de quarante saisons de ligue nationale, et de gros moyens en termes de budget.

Le domaine financier contribue à hauteur de quelque 70% dans le fonctionnement d'un club de basket helvétique aujourd'hui. Or, notre masse salariale, d'environ 100 000 dollars par saison, est au moins pour moitié inférieure à celle de Fribourg. Quant au sponsoring, l'équivalent d'un tiers de notre budget (ndlr: celui d'Olympic équivaut à 60%), il ne nous permet pas de nous aligner à hauteur des Fribourgeois, et ce malgré la fidélité de nos sponsors.

La marge de manœuvre au niveau sponsoring est tellement réduite qu'il est difficile de miser là-dessus. Même lorsque le club fonctionnait bien, la hausse ne fut pas significative en termes de sponsor.

L'Olympic est aujourd'hui le porte-parole du basket suisse, mais je reste convaincu que l'on peut rivaliser. J'espère que dans quelques années on sera à la hauteur. Il faudra du temps. Eux bénéficient d'une marge de progression en termes sportifs, mais ils vont peut-être se heurter au niveau médiatique.»