L’œil du court

On vit une époque formidable, et un peu frustrante

Dans sa chronique pour «Le Temps», Marc Rosset salue la performance hors norme de Rafael Nadal à Roland-Garros tout en regrettant les conditions qui ont favorisé la mainmise de quelques joueurs sur les palmarès

En 12 finales de Roland-Garros, Rafael Nadal a seulement perdu sept fois un set. Il est de très loin le meilleur, sur la surface où la densité de vainqueurs potentiels est la plus faible. A Melbourne, Wimbledon, New York, plus de joueurs sont capables d’aller au bout et d’autres, sur un bon jour, peuvent venir jouer les trouble-fêtes. Pas à «Roland». L’issue de la finale de dimanche ne faisait donc guère de doute. Je pense que Novak Djokovic et Dominic Thiem se sont autodétruits en demi-finale: Thiem en éliminant «Djoko», qui aurait sans doute pu poser plus de problèmes à Nadal, et Djokovic en poussant Thiem à jouer deux sets et demi le samedi. Malgré ses 25 ans, l’Autrichien était entamé physiquement. Il a tenu deux heures avant de fléchir.

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