Cela fait bien longtemps que le Dakar n’est pas passé par la capitale du Sénégal. Après une trentaine d’années entre l’Europe et l’Afrique, le «Paris-Dakar» originel s’est implanté en Amérique du Sud entre 2009 et 2019, et voilà qu’en changeant de dizaine, le célèbre rallye-raid défriche un territoire inédit: le Moyen-Orient. Sa 42e édition, qui a débuté ce dimanche, promènera jusqu’au 17 janvier ses 351 engagés dans toute l’immensité désertique de l’Arabie saoudite. Le choix de ce terrain de jeu, entériné pour les cinq prochaines années, est loin de faire l’unanimité.

L’épreuve n’a jamais manqué de détracteurs. Il y a toujours eu ceux qui pointent le danger qu’elle implique pour ses participants et ses spectateurs (plus de 60 décès depuis 1979); ceux qui dénoncent son caractère peu écologique; ceux, aussi, qui raillent le maintien, via son nom, de son identité africaine malgré un déracinement de longue date. Il y a désormais ceux qui l’accusent d’aider un pays souvent décrié à se racheter une image grâce au sport.