La 7e étape du Paris-Dakar, entre Goulimine et Smara, s'est déroulée dimanche sans incident, mais sous haute surveillance militaire de l'ONU et de l'armée marocaine tout au long des 489 km du parcours.

La veille, le Front Polisario avait menacé de reprendre les armes au moment où les concurrents du rallye franchiraient la «frontière sahraouie-marocaine», affirmant que le Maroc avait violé le cessez-le-feu au Sahara occidental, dans une lettre adressée à la Mission des Nations unies au Sahara occidental. «L'armée marocaine est sortie du mur de défense sur une distance de cinq kilomètres en direction de la zone tampon Ain Terguet», affirmait le Polisario. Cette zone tampon de 35 km de large a été mise en place par l'ONU pour séparer les forces armées marocaines et le Front Polisario au-delà du mur de défense, construit dans les années 80 pour empêcher les incursions des indépendantistes sahraouis.

La journée de dimanche s'est finalement déroulée dans le calme. Le Japonais Hiroshi Masuoka (Mitsubishi) a remporté la septième spéciale dans la catégorie autos. Jean-Louis Schlesser, quatrième du jour et vainqueur la veille, a subi une pénalité d'une heure qui lui a fait perdre la première place du classement général autos. Le Français avait reçu l'aide de plusieurs concurrents, dont son coéquipier Jose Maria Servia, pour pousser sa voiture qui avait calé au deuxième contrôle de passage, une manœuvre interdite par le règlement. Ironie du sort, Schlesser se retrouve désormais à 56 minutes de Servia, deuxième de l'étape et nouveau leader du classement général.

Dans la catégorie motos, l'Espagnol Isidre Esteve Pujol a été rétabli à la première place de la septième étape après que les commissaires de course eurent décidé de lui rendre les huit minutes de pénalité infligées à son arrivée. Pujol avait été le plus rapide de la spéciale, avec 40 secondes d'avance sur l'Italien Fabrizio Meoni (KTM), mais il s'était vu infliger une pénalité pour ne pas avoir rendu son carton dans le délai réglementaire. Entendu, Esteve Pujol a expliqué son retard par les demandes d'interviews, excuse retenue. Le Français Richard Sainct reste en tête du classement général.

LT